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Archive for octobre 2010

C’est un article dans Le Libraire, revue des librairies indépendantes, qui m’a donné le goût de découvrir cette auteure québécoise. Trois paysages bien différents créent les atmosphères du roman. La première partie survient à l’éruption de la montage Pelée, en 1902, une catastrophe naturelle qui avait rasé la capitale de la Martinique ne laissant derrière elle qu’un seul survivant: le miraculé Baptiste Cyparis, protégé de la mort par les murs épais d’une prison. En deuxième partie, on rencontre Edward Love, mathématicien de l’Angleterre victorienne qui a laissé son nom aux ondes sismiques provoquants les tremblements de terre, les « Love Waves ». Son amour avec la jeune Garance est romantique et bien triste. Enfin, la troisième partie du roman se déroule à notre époque, sur les chemins enneigés qui mènent au belvédère du Mont-Royal avec 2 inconnus, 5 chiens et le rêve de visiter Pompéi.

Comme vous voyez, on voyage beaucoup avec ce bouquin! Sur fond de philosophie volcanique, l’auteur nous fait traverser les époques avec de super belles descriptions (faut aimer ça les descriptions par exemple!). Les 3 histoires restent très distinctes et le fil conducteur un peu mince j’ai trouvé… Quand même, les récits sont plein d’imagination. Aussi, il y a toujours le bel avantage de lire une auteure québécoise. Dans ce cas ci, pour redécouvrir la montagne et apprendre des faits historiques sur le boulevard Saint-Laurent.

Ma cote: ***

J’aime trop cette photo qui est en plein l’endroit idéal pour lire ce bouquin. La lumière est parfaite et il y a un petit côté romantique/rustique/antique. Ok, c’est vrai que c’est particulièrement stagé avec les bouteilles de lait et les choux- fleur… pis ? C’est beau pareil :-) Ça vient de Arts et décoration, magazine français, le tout aperçu sur Desire to inspire.

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J’ai lu cette semaine une BD que j’ai découvert lors de ma visite au Comic-con de Montréal. En feuillettant la BD au salon, j’ai eu un coup de foudre pour les illustrations charmantes et détaillées qui sont si différentes sur chaque page. Les thématiques de la mort, des cauchemars, des bébittes et des petites soeurs sont très bien représentées. Depuis le décès de son chat, Billy cherche de toutes les manières possibles (Ouja, incantations, lettre au Père Noël) à comprendre la mort. Habillement entrecoupé de pages de la Gazette du bizarre, de poèmes de Maupassant ou de nouvelles effrayantes, c’est un régal pour l’oeil et l’esprit. À lire sous les couvertes avec, idéalement, sa lampe de poche frontale.

Ma cote: 4 sur 5

Un extrait:

Je m’appelle Billy Brouillard.
J’aime la solitude et la nuit, la pluie et la mélancolie.
Mais la mort me fait peur.

Pourquoi m’a-t-elle pris Tarzan ?
Pourquoi m’a-t-elle pris mon chat ?
Qui est-elle exactement ?
Où nous emmène-t-elle le moment venu ?
Ce soir, je percerai son secret, ce soir je retrouverai Tarzan …

Je m’appelle Billy Brouillard …
J’ai un super pouvoir, une sorte de don …
Le don de trouble vue …

J’ai pensé vous laisser cette semaine avec des photos que j’ai pris au Comic-con. Oui, c’est un gros rassemblement de geeks qui capotent sur la De Lorean de Back to the Future, sur Data de Star Trek Next Generation ou sur la BD #546 ou Spiderman meurt et revit. Moi… j’étais juste la blonde du geek ;-)

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L’auteur de Life of Pi nous revient cette fois avec un bouquin mélangeant autobiographie, essai critique et fable. On débute avec les hauts et les bas de la vie d’un auteur, Henry, qu’on s’imagine assez près de la réalité de Yann Martel lui-même. À travers son courrier de fan, il finira par rencontrer un homme ayant besoin de ses talents de dramaturge pour une pièce. La fable en question, Béatrice & Virgil, se déroule autour d’une ânesse et un singe hurleur discutant au pied d’un arbre. L’écrivain de B&V est bizarre, retiré, froid… et taxidermiste. C’est cet homme qui échafaudrera les détails de plus en plus sordides de sa pièce, qui se veut une allégorie de l’Holocauste. Une finale qui surprend et confirme nos inquiétudes.

Même si le livre est plein d’imagination et de créativité, il est extrêmement dérangeant. Juste le fait de lire pendant plusieurs chapitres les détails du travail d’un taxidermiste est assez troublant. Se basant sur l’Holocauste, la fable avec B&V devrait représenter beaucoup de choses. Cependant, la fable étant écrite comme un « En attendant Godot », ce n’est pas toujours facile d’être touché ou de comprendre tous les sens et sous-entendus donnés par l’auteur. Une seule partie est claire et très triste, les 13 jeux de Gustave tout à la fin du livre.

Ma cote: ***

J’ai trouvé cette photo d’un arbre assez triste… Béatrice et Virgil se situent sous un arbre pour se consoler, moi aussi pour lire ce livre. La photo est d’un super photographe, Carl Kleiner.

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